MARAIS DU PARADIS

Mairie d'Issancourt et Rumel

LE MARAIS DU PARADIS

Le marais du Paradis compte parmi les derniers marais tourbeux du secteur des Crêtes Préardennaises. Il est à ce titre inscrit à l'inventaire français des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF).

Depuis 20 ans, la commune d'Issancourt loue 3 hectares de marais au conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne afin de préserver ce marais installé le long du ruisseau en amont du village et alimenté par plusieurs sources.

Tour à tour éponge ou filtre, il régule et assainit les eaux. Le marais est également un véritable agent purificateur. Sa végétation participe à l'amélioration de la qualité de l'eau en aval.

Dans cette zone humide ponctuée de mares, de ruisselets et de sources, une flore et une faune remarquables s'épanouissent. Parmi la centaine d'espèces végétales répertoriées, plus de 20 sont devenues rares ou en voie de disparition en Champagne-Ardenne. On y trouve notamment la linaigrette, le trèfle d'eau et le popu-lage des marais.

Par temps sec, on observe de grandes touffes d'herbes appelées toura-dons. Véritables buttes végétales de plus de un mètre de hauteur, elles comptent des centaines d'années d'existence.

Le marais du Paradis est un milieu propice aux haltes migratoires et au stationnement hivernal de nombreux oiseaux. Les fauvettes aquatiques comme la rousserole ef-farvate et le phragmite des joncs viennent construire leur nid dans les roselières.

Tritons, grenouilles, crapauds et autres am-phibiens, au total 10 espèces différentes, frêquentent les mares en abondance. Sans parler des nombreuses libellules qui virevoltent au dessus de l'eau.

Comme toutes les zones humides, le marais du Paradis est un refuge pour la biodiversité des Ardennes.


UN ENTRETIEN NECESSAIRE

Afin de préserver la richesse biologique du site, des actions de gestion écologique sont menées. En effet, l'abandon de pratiques agricoles traditionnelles comme la fauche et le pâturage menace le devenir du marais.

Dans le but de limiter l'envahissement du marais par les roseaux et les saules, les élèves du Lycée Agricole de Saint-Laurent entreprennent régulièrement des travaux de génie écologique sur les conseils scientifiques du Conservatoire.

DES MENACES !

On estime que les deux tiers des zones humides ont disparu en France au cours du XXème siècle. Les marais sont drainés, les mares remblayées, les cours d'eau recaiibrés, les prairies mises en culture (maïs) ou plantées en peupliers.... Le marais du Paradis est lui aussi victime de ces tentatives d'aménagement. Il est en effet menacé d'assèchement par le curage du ruisseau d'Issancourt, opération que la loi sur l'eau de 1992 proscrit.

La préservation des zones humides est devenue aujourd'hui une urgence et constitue une des priorités du Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux.